Jour 142 et 143 - Tout et rien...ou l'inverse
Résumé de la journée d'hier: absoluement rien. Enfin, presque rien, disons seulement que je n'ai rien vécu qui m'ai ''allumé'' si je peux dire, ce qui fait que je n'ai pas trop pris le temps de m'attarder sur ça. Je sais qu'il y a fort probablement une foule de détails qui m'échappent, des éléments très importants pour ce qui va suivre qui se sont produits, mais en même temps, vient un moment dans la vie où on se dit tout simplement qu'il faut prendre le temps de respirer et tourner le fer dans la plaie allègrement. Comme on dit en cuisine: ''Bien remuer et laisser reposer''.
Hier, c'était bonne journée. Bon, une journée normale peut toujours commencer de la bonne façon: en se réveillant heureux. Hier cependant, un réveil quelque peu banal, le retour de mes parents qui, pour la première fois en 21 ans, ont décidé de prendre des vacances sans traîner leurs enfants derrière-eux. Sérieusement, il y avait une impression de deuil dans l'air. Alors, hier, retour triomphant si on peut dire. Inévitablement, pas moins de 5 minutes après avoir posé le pied à l'intérieur, mon père se mettait déjà à chialer....ça devient une habitude, on s'y habitue. Faut croire que c'est génétique, je suis pire que lui. Dans mon cas, je suis plutôt du genre à me critiquer moi-même, fort probablement par habitude de recevoir des reproches de mon père qui est tellement(trop) fier de moi....enfin il le démontre moins bien qu'il ne le dit. Enfin, tondre le gazon semble le calmer....avec le temps on apprend des trucs qui sont parfois profitables, c'est bien la seule chose positive que le temps m'ai jamais apporté!
Aujourd'hui cependant, c'est un changement radical. Pour la première fois depuis que l'idée a germée dans mon cerveau, je me sens réellement prêt à partir. Bonne chose, ça fait déjà un souci de moins à me faire, j'ai tendance à tout dramatiser absoluement pour rien. Enfin, disons que matériellement je me sens fin prèt, à quelques détails près. J'ai surtout compris que je me cassais la tête pour rien, que tout irait bien et que parti comme ça, j'aurais même pas assez d'espace pour tout entasser ce que j'ai d'accumuler. Vaut mieux trop que pas assez, je sais, mais en même temps faut pas exagérer. En tout cas, tout ça pour dire qu'aujourd'hui je me suis attaqué à tout ce qui concerne ma scolarité, en passant du matériel scolaire en pasant par les derniers arangements pour les prêts et bourses pour finalement terminer avec des trucs de décoration de ma chambre(on est dans son chez-soi ou on l'est pas après tout!) et des vêtements que j'devrais avoir sali d'ici quelques semaines. Mais bon, moi je m'attaque aux préparatifs, eux s'attaquent à mon compte de banque....bref on s'en sort finalement jamais! Enfin, tout est prêt, a quelques détails près. Mon sac est préparé, tout est bien rangé à l'intérieur, des trucs essentiels, de cochonneries purement inutiles, tout y est. Il y a tellement de trucs cependant, je ne sais pas si je vais devoir faire le tri dans tout ça, en tout cas, je verrai en temps et lieux. Pourtant, on dirait que j'en amène autant juste pour e pas être dépaysé. Je suis prêt à partir, prêt à affronter ce qui m'attend dans le futur, mais pourtant j'ai l'impression que je dois laisser mon passé derrière moi, et ça sincèrement je crois que je ne suis pas totalement prêt. Je sais que je n'ai pas à tout amener, pas de meubles à sauver, rien a laisser aller, pas de ponts à couper....en fait je dois entretenir ce que j'ai actuellement plus que jamais, en plus ce que j'aurais rendu là-bas. Je crois que le gros du travail sera à faire sur ce point, mais peu importe, il est trop tard pour faire marche arrière. Tout va bien aller, c'est tout ce que je veux me dire maintenant, et c'est tout ce à quoi j'ai envi de croire......
19 jours maintenant avant le jour fatidique où je quitterai ma maison, ma famille mes amis. Situation temporaire mais tellement déchirante. Je sais que j'en sortirai grandi, toute expérience est bonne à vivre. La liberté me fait peur, je réalise seulement maintenant à quel point il est compliqué de voler de ses propres ailes, pourtant, je sais que j'y arriverai....

1 Comments:
Le déclic. Le grand saut vers l'inconnu. L'oiseau s'apprête à quitter son nid et à s'envoler vers un horizon pas aussi lointain qu'il le pense. Il reviendra sur ses pas dès qu'il en ressent le besoin. Et appréciera, sans doute plus qu'aujourd'hui, les retrouvailles avec son nid, sa famille et ses ami(e)s. Devenir adulte, c'est apprendre à vivre sans l'autre. Se suffire à soi-même. Tout en ouvrant son coeur aux êtres qu'on aime.
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