dimanche, août 14, 2005

Jour 140- Turn on!

Je ne sais pas ce qui s'est passé hier soir, mais une chose est sûre, mon cerveau s'est remis à fonctionner. The switch has been turned on! C'est peut-être dû au fait que j'ai été en solo pas mal toute la nuit au travail, ce qui m'a donné l'occasion de sacrer allègrement, de chanter des airs que j'inventais au fur et à mesure, de penser tout haut des trucs que je penses tout bas...bref une sorte d'écriture automatique multidisciplinaire mais sans crayon ni papier...seulement mon corps. Pour une fois qu'il me sert convenablement, aussi bien profiter du fait qu'il soit soumis à ma réflexion! C'est un peu emmerdant cependant cette vision du corps soumis, enfin, je veux dire que c'est quelque peu ridicule de penser que l'individu est lui même en proie à une certaine forme de hiérarchie à l'intérieur de son être. Mais bon, je ne commencerai pas à remettre en doute la théorie de Freud...j'aime bien mon ça, mon moi et mon sur-moi....presque autant que j'aime ma grand-mère.....

Quelle connerie. Ces temps-ci, c'est fou à quel point je peux dire n'importe quoi. Mais plus j'y pense, plus je me dis que celui qui a un jour décrété qu'il vallait mieux se taire que de parler pour ne rien dire mériterait sérieusement qu'on lui arrache un rein en le sortant par l'oreille droite! En fait, j'ai surtout l'impression que souvent, ce sont les trucs les plus brillants que l'on ose pas dire, de peur de se faire ramasser dans un coin, la peur de l'innovation, de l'inconnue. Enfin, on se tait malheureusement trop souvent, et je suis bien placé pour en parler. Il y a un temps pour tout, suffit seulement de savoir quand dire quoi. Je me retiens tellement, j'en ai marre de tout garder pour moi. Un commentaire stupide, quelque chose à quoi je pense, un des nombreux pop-ups gracieuseté de mon cerveau. Rien n'est mauvais, tout est simplement le fruit de mon cerveau, à prendre ou à laisser. Enfin, j'aurais tellement envi d'être moins cérébral parfois, être en mesure de me dire que ce que je fais peut être quelque chose de bien, de songé, de profond malgré une certaine forme de ridicule. C'est un peu paradoxal de penser ainsi, mais il y a une part de sens dans tout ce qui est absurde. L'absurdité est tout de même justifiée alors...

Je voudrais pouvoir arrêter de me censurer des fois, mais j'y arrive pas, c'est au-dessus de mes forces. Il y a tellement de choses que j'aimerais pouvoir faire, mais que je n'arrive pas...

J'aimerais ceci
J'aimerais cela....
J'aimerais qu'on aimerait que....

Les cours de français ça remonte à loin....je ne me rappelle même plus quel est le temps de verbe de ''j'aimerais''. Le conditionnel je crois..enfin....un autre temps de verbe qu'on devrait illiminer....lui et l'autre fendant de ''plus-que-parfait''... On fini toujours par se tanner d'attendre....attendre après quoi? J'aime mieux ne pas le savoir.

J'ai réalisé qu'il fallait être cruel pour vivre. Peu importe ce qui arrive, on fini toujours par causer du tors, par faire des erreurs, des gaffes....un accident est si vite arrivé. Mais pourtant, je me dis que la vie, c'est chiant, vraiment chiant. Je ne comprends pas pourquoi on tue des gens, c'est ridicule. Pour emmerder quelqu'un royalement, suffirait plutôt de le laisser vivre. Beaucoup plus cruel selon moi. En fait, en tuant quelqu'un, on vient de lui couper toutes les chances de vivre quelque chose d'autre....ce qui inclut nécessairement des expériences particulièrement douloureuses....Enfin, la vie est cruelle, suffit juste de s'enfoncer cette idée tellement profondement dans le crâne qu'on fini par l'oubier.