Jours 295 et 296-Dialogue
Parler, ça fait du bien. Je ne suis pas aussi seul que j'ai tendence à le dire, c'est quelque chose que je constate de plus en plus. Étant loins de chez moi, je me suis reconstitué une petite famille ici...enfin, ce n'est qu'une famille de substitution, mais les gens que j'ai choisi d'y inclure sont tout de même ces personnes que je trouve importantes et que je veux garder auprès de moi dans ma vie. L'ennui c'est que je constate que ces personnes ne désirent peut-être pas toutes rester près de moi, ou du moins, certaines le démontrent beaucoup moins. Sentiment de rejet, d'abandon...d'échec. À chaque fois c'est la même chose, je réalise que je m'efforce trop souvent d'entretenir des liens qui sont en train de disparaitre. Je me tue à la tâche pour des personnes qui, à mon sens, valent plus que tout l'or du monde, des personnes pour qui j'agrandirais l'infini mais qui, en bout de ligne ne semble pas avoir ce même avis face à moi; des personnes pour qui je ne suis que personnage dans leur vie, acteur de second plan ou même figurant si ce n'est tout simplement pas un technicien derrière le rideau. Je n'ai pas la prétention d'être quelqu'un d'exceptionnel, pas quelqu'un de particulièrement brillant...une étoile qui ne sait briller ne sait se faire remarquer. Parfois j'aimerais simplement qu'on voit en moi ce que j'arrive en voir chez les autres.Je suis naïf, j'en ai de plus en plus confiance. Au niveau de mes relations interpersonnelles, j'ai toujours eu une certaine difficulté. Disons que de ce côté là de ma vie, comparativement à d'autres facettes, la chance n'a jamais tournée en ma faveur. C'est un signe peut-être, enfin, je devrais en tenir davantage compte. J'ai l'impression que chaque relation que j'entreprend est vouée à l'échec. On ne m'a jamais réellement porté attention, je devrais le savoir pourtant. Logiquement, je devrais me questionner grandement lorsqu'on se met à m'accorder de l'intérêt. Pourquoi celà? Je n'ai jamais compris pourquoi, mais pourtant j'embraque en mettant toutes ces questions de côté et me voilà ici, encore une fois là devant mon ordinateur à me plaindre que les choses ne vont pas comme je le voudrais. Le pire dans tout ça, c'est qu'au fond de moi je ne peux pas vraiment me plaindre ou sinon je ne peux que me blâmer moi-même de trop espérer. Mon cerveau est un scénariste incroyable.
Côté positif de la chose, malgré ce talent hors du commun que j'ai pour faire fuire les gens, je réalise que certaines personnes sembles vouloir rester, enfin, constat que j'ai fait aujourd'hui lorsque j'étais sous la douche.C'est toujours sous la douche que les meilleures idées viennent. Je devrais y aller plus souvent si ce n'était pas du fait que le réservoir d'eau chaude se vide plus rapidement que les idées ne viennent. J'ai cependant été en mesure d'identifier certaines personnes clés pour moi, des personnes avec qui j'ai une relation particulières. Enfin, ma famille de substitution comme je le mentionnais plus haut. Des personnes avec qui je me sens bien, des personnes avec qui discuter d'une table devient intéressant, des personnes qui ne me jugent pas, des personnes avec qui je suis bien et qui me font sentir sur un pied d'égalité par rapport à elles. Étrangement, je ne me sens pas toujours démunis, pas ouvert de toute part, pas attaqué par leurs indiscressions. Pour ces personnes je ne suis pas un livre ouvert, je suis un animal qui se laisse approvoisé, qui laisse ses secrets ressortir peu à peu. Pas farouche mais pas touche, je crois que c'est l'expression qui me décrit le mieux dans mon état ''sauvage''. Je ne suis peut-être pas aussi facile d'approche que je ne le prétend, ou enfin, suis-je peut-être quelque peu sélectif dans les personnes que je désire côtoyer. Enfin, il a bien évidemment certaines failles dans le système car les choses sont ce qu'elles sont...pas facile de vivre, surtout quand on se contente de survivre.
J'ai beaucoup discuté aujourd'hui avec l'une de ces personnes avec qui je m'entend particulièrement bien. Disons que ma vie se résume beaucoup à école, internet, dodo. Ma vie sociale est malheureusement beaucoup trop virtuelle à mon goût. Ce soir cependant, il en fut autrement. J'ai passé de longues heures avec une amie à parler de tout et de rien. J'ai été surpris d'apprendre ce que cette personne pensait de moi, enfin, disons que j'ai été agréablement surpris. Disons que les compliments ont plus tendance à me gèner généralement mais sur ce coup-ci j'ai été drôlement flatté sans pouvoir me l'expliquer. J'aime bien mon blog, ici je peux tout dire, un peu comme avec cette personne en question. Mais l'ennui c'est que mon blog ne me répond pas, ne commente pas, ne me réconforte pas. Enfin, je lis les commentaires de mes lecteurs, mais disons que côté inteactivité et relations c'est vraiment nul à chier! Je manque de contact humain, de chaleur. Malgré tout mon mépris pour la race humaine, malgré mon manque de confiance, je crois pouvoir dire que cette parcelle d'humanité qui est en moi cherche de plus en plus à entrer en contact avec les autres. Bonne chose? Mauvaise chose? Qu'importe, à deux ça va deux fois mieux!

3 Comments:
" les gens que j'ai choisi d'y inclure sont tout de même ces personnes que je trouve importantes et que je veux garder auprès de moi dans ma vie. L'ennui c'est que je constate que ces personnes ne désirent peut-être pas toutes rester près de moi, ou du moins, certaines le démontrent beaucoup moins. Sentiment de rejet, d'abandon...d'échec. À chaque fois c'est la même chose, je réalise que je m'efforce trop souvent d'entretenir des liens qui sont en train de disparaitre. Je me tue à la tâche pour des personnes qui, à mon sens, valent plus que tout l'or du monde, des personnes pour qui j'agrandirais l'infini mais qui, en bout de ligne ne semble pas avoir ce même avis face à moi; des personnes pour qui je ne suis que personnage dans leur vie, acteur de second plan ou même figurant si ce n'est tout simplement pas un technicien derrière le rideau. Je n'ai pas la prétention d'être quelqu'un d'exceptionnel, pas quelqu'un de particulièrement brillant...une étoile qui ne sait briller ne sait se faire remarquer. Parfois j'aimerais simplement qu'on voit en moi ce que j'arrive en voir chez les autres.Je suis naïf, j'en ai de plus en plus confiance. Au niveau de mes relations interpersonnelles, j'ai toujours eu une certaine difficulté. Disons que de ce côté là de ma vie, comparativement à d'autres facettes, la chance n'a jamais tournée en ma faveur. C'est un signe peut-être, enfin, je devrais en tenir davantage compte. J'ai l'impression que chaque relation que j'entreprend est vouée à l'échec. On ne m'a jamais réellement porté attention, je devrais le savoir pourtant. Logiquement, je devrais me questionner grandement lorsqu'on se met à m'accorder de l'intérêt. Pourquoi celà? Je n'ai jamais compris pourquoi"
Comme quoi... Voilà ce que j'ai ressenti (je ressens ?), eût égard à la situation que tu sais... L'impression de s'obstiner dans une relation pour laquelle on donnerait tout jusqu'à sa chemise qu'on semble seul à vouloir... et penser qu'on a été quelqu'un comme les autres, "un de plus parmi une coupe d'autres" comme si finalement on n'aurait pas laissé plus de traces que la neige de janvier le mois de juillet venu... un simple souvenir qui a fondu dès le premier beau jour.
Et quand je te le disais, que quand un fardeau est trop lourd c'est comme un sac de patates, il faut le porter à deux...
François.
J'en apprends de plus en plus sur toi ! Desfois je suis effrayer de lire certains paragraphe mais lorsque je te parle ya quelques choses qui me pousse à pas avoir peur ... la communication reste et demeure la chose la plus importante pour moi ... et ainsi p-e croiser quelqu'un dautre sur mon chemin
À Bientôt Éric.
Psst : Ne dépense pas tout cet énergie si précieuse pour des gens ne tacorde pas ou très peu dimportance ... cé seulement une pensée positive mais pas un jugement ! ... aller je dois aller travailler !
bisou
Jean-Francois
Dialogue, communication, ouverture, .... donner de soi-même aux autres, leur accorder de la confiance.
C'est bien, il faut savoir laisser sa peur et sa méfiance au vestiaire. Mais, il faut aussi savoir être fort quand on a l'impession d'être trahi, et ne pas se laisser démolir.
Même si des fois on se brûle un peu les ailes, ça vaut la peine de prendre le risque d'aller vers les autres, de se lâcher, de se comparer.
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