mercredi, août 17, 2005

Jour 144- Revirement

Je voulais commencer en écrivant quelque chose du genre ''tout change tellement vite'', mais j'ai réalisé que ça devenait un peu répétitif. En fait, ma vie est répétitives, cercles vicieux et tourments...enfin, un gros tourbillon à l'intérieur de mon crâne, tout finit par revenir, c'est comme la mode, sauf que ça ne prend pas 20 ans. En tout cas, tout ça pour dire qu'aujourd'hui je me suis senti...plutôt bien. Enfin, je crois. Je ne peux pas dire que j'étais heureux, simplement bien. Quand on ne prend pas le temps de penser à tout ce qui ne va pas, quand on cesse de se dire que tout va mal...je me sentais tout simplement en équilibre entre le bien et le mal..sans souci. Hakuna Matata! On dirait que j'ai été un peu plus moi-même aujourd'hui..plus vrai, plus simple, plus ouvert...plus bizarre. En fait, je crois simplement qu'aujourd'hui j'ai commencé à être à l'aise au travail. Chose un peu stupide, se dégèner quand il ne reste que 9 jours de travail, mais n'empêche, vaut mieux tard que jamais. Enfin, je crois que j'ai rarement lancé autant de conneries qu'aujourd'hui. Libération je crois, j'en avais besoin...vraiment besoin.

En rentrant de travailler ce soir, je regardais le ciel. Les jours racourcissent, je part bientôt. Je sais que c'est profondément ''quétaine'', mais je ne peux m'empêcher de trouver un ciel au coucher du Soleil joli, c'est plus fort que moi. C'est si grand, si vide mais en même temps je me sens tellement insignifiant chaque fois. Disons que ça te replace assez vite un égo. En tout cas, tout ça pour dire que j'ai vu la Lune, encore une fois. Elle m'a toujours impressionnée, et elle m'impressionnera toujours. Ça m'a fait pensé à un récit que j'ai lu hier dans un livre qui concerne une journaliste française en Afganisthan et qui s'est fait réveillées par une prière dans un haut parleur durant la nuit. Les ''prêtres'' imploraient Allah de ne pas faire disparaitre la Lune, inconscient de ce qu'est le phénomène des éclipses. Enfin, pour en revenir à ce que je disais, j'ai regardé la Lune. La dernière fois que je l'avais regardé, j'avais les yeux pleins d'eau et une paire de sciseaux appuyée contre le poignet droit. Aujourd'hui, c'était une autre situation, un autre moment....beaucoup d'eau a coulé sous les ponts.

C'est en train de devenir une obsession, moi qui riait d'une amie qui avait littéralement une fixation sur la Lune, me voilà bien mal parti pour la juger à nouveau. Peu importe, le fait est que j'ai pensé à quelque chose qui m'a un peu fait réfléchir sur ma vie actuelle. En fait, toutes les personnes qui ont participées à la fameusse course à la Lune dans les années 60 étaient, comment dire, quelque peu étranges selon moi. C'est vrai quoi! Si on y pense bien, la Lune est une réalité, quelque chose de fantastique, de gros, de meiveilleux...mais en bout de ligne, c'est comme l'envers de la médaille. Si loin, si inaccessible. Pourtant, ces cinglés ont investis autant en temps qu'en argent afin de trouver un moyen de s'y rendre, d'accéder à l'impossible, de se rendre si loin..atteindre une fois pour toute l'inaccessible, un point de mire si important que plusieurs ont même laissé leur vie pour cette quête. Pourtant, c'est quelque chose de simple, de banal....la Lune, c'est beau mais faut pas en faire tout un plât. Mais pourtant, ils ont trouvé moyen de tout arranger, tout préparer, et enfin parvenir à leur fin.

Pourtant, avec tout ça, j'ai l'impression que je m'investis pas assez pour ceux que j'aime, que malgré toute la volonté du monde, je ne peux pas toujours être là....j'aime plusieurs personnes à un point tel que je devrais complètement tout arrêter, se sorte à pouvoir être là pour eux. Est-ce que je dois arrêter de vivre pour ceux que j'aime? Je ne crois pas. Ils sont là, ils sont accessibles....faire des sacrifices oui, mais jusqu'où? Là n'est pas la question... Je dois cesser de me poser des questions, je dois tout simplement faire tout ce qui est en mon possible pour ceux personnes, les aider du mieux que je le peux, les aimer de toutes mes forces sans jamais me demander si c'est raisonnable, si c'est sensé ou si j'obtiendrai quelque chose en retour. Arrive un jour dans la vie où on se dit tout simplement ''ha pi d'la marde!!''. Il est temps de foncer vers ce qu'on veut: le bonheur!Peur de souffrir? Et alors, chaque bien comporte une part de mal, aussi bien vivre avec. J'en ai marre de me priver du bonheur en me disant que je finirai par souffrir. Est-ce que je souffre plus de ne pas être heureux? Faudrait se le demander...mais peu importe le résultat de la question, j'en ai rien à faire...pour une fois je sais ce que je veux, je sais que je suis prêt, je sais que je veux faire le grand saut sans parachute pour me retenir....voilà tout!

1 Comments:

Anonymous Anonyme said...

C'est amusant. En retrant en voiture du travail, tard ce soir à Bruxelles, mon regard a aussi été attiré par la Lune. Elle me semblait énorme, proche de la ligne d'horizon. Et d'une rousseur comme on la voit rarement.
Heureux de lire que tu t'accordes le droit au bonheur. Prendre le risque de souffrir est effectivement un moindre mal comparé au risque... d'être heureux.

5:01 p.m.  

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