lundi, octobre 10, 2005

Jour 197- Révolution...évolution

J’ai toujours considéré les jeux vidéos comme étant un passe temps plus ou moins inutiles, fort peu instructif et loin d’être réellement stimulant au niveau de l’esprit. Enfin, du divertissement de catégorie A si on veut. Mais bon, à chacun son truc comme on dit, mais pourtant je dois avouer que cette fois j’ai du me faire à l’idée qu’une conception était souvent trop facile à conserver à tord. J’réalise que j’ai parfois du mal à passer par-dessus des idées que je me fais parfois sans connaître réellement de quoi il est question. Une mauvaise expérience ne rend pas une chose mauvaise ou réellement désagréable pour autant.

Difficile d’admettre qu’on puisse se tromper sur quelque chose, c’est peut-être pour ça que j’ai bien souvent peur de réessayer, peur de voir que finalement j’ai eu tors de penser quelque chose et encore plus peur d’avoir à l’admettre. Pourtant sur ce coup, j’étais loin de la vérité. En fait, je dois même dire que je m’étais fait une idée avant même d’avoir essayé, ce qui est fort probablement la pire chose qui puisse arriver dans un monde où la nouveauté est l’une des choses qui compte le plus. Préférer quelque chose de plus vieux, c’est normal et tout à faire correct, mais de se borner à cela sans essayer autre chose pour la simple satisfaction d’avoir fait une expérience, ça peut devenir problématique.

Donc voilà, ce soir j’ai eu droit à une intense séance de Dance Dance Revolution. Le principe est simple : on a un jeu vidéo à jouer avec les pieds, suivre un rythme qui apparaît à l’écran. Perte de temps si on veut, mais d’un certain point de vue, ça permet de travailler non seulement la coordination des mouvements mais aussi l’intelligence musicale et rythmiques(je dois avouer que mon travail sur la théorie des intelligences multiples m’a un peu fait un lavage de cerveau). Mais bon, tout ça pour dire que j’ai été confronté à mes préjugés ce soir et que j’ai du me raviser sur l’idée que j’avais d’inscrite dans ma tête par rapport à ce sujet. Enfin, ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres mais je dois dire que depuis quelque temps je vis plusieurs surprises en lien avec mes préjugés. D’une certaine façon, je me dis que c’est bon signe si j’arrive à les supprimer ou du moins à les rendre moins importants, mais en même temps je trouve quelque peu lamentable le fait d’en avoir, surtout d’en avoir autant.

Je ne suis pas parfait, les gens qui m’entourent ne le sont pas non plus, ça je le sais trop bien. Mais pourtant, j’ai l’impression que j’ai beaucoup de vices et que malgré tous les efforts du monde je n’arriverai jamais à les enrayer tous ou à faire plaisir à tout le monde. Je sais que cela est impossible de toute façon, mais le fait est que je tente toujours inconsciemment de plaire au plus grand nombre de personnes possible, dans la mesure où je peux rester moi-même. Cependant, je sais que plus les choses évoluent, plus j’ai l’impression que pour cela je devrais changer ce que je suis réellement, et je dois avouer que ça m’emmerde au plus hait point de devoir songer à changer ce que je suis uniquement pour une question de ‘’bien paraître’’, surtout quand on considère que la superficialité est fort probablement la chose en ce monde qui m’exaspère le plus.
Je n’arrête pas de me plaindre que je ne suis pas parfait, que j’ai du travail à faire, mais pourtant mes efforts se soldent toujours par un échec lamentable. Mais, quand j’y pense plus en détail, je me rends compte que dans bien des cas, les situations qui m’ont été le plus bénéfiques sont celles où je n’ai pas essayé quoi que ce soit, où j’ai été moi-même. En fait, j’ai de plus en plus la conviction qu’en ne cherchant pas à comprendre j’arrive à saisir beaucoup plus facilement, comme si tout finissait inévitablement par devenir plus clair. À trop chercher on fini par oublier ce que l’on cherche vraiment.