dimanche, octobre 02, 2005

Jours 186 à 189- Dépendance

Je sais que je n'aime pas le dire et que je préfère de loin de même pas y penser, mais je dois dire que ma vie est malheureusement constituée d'une longue série de dépendances qui en bout de ligne sont plus connectées les unes aux autres que je ne voudrais le croire. Enfin, tout est intiment lié pour finalement en venir au fait que m'enlever quelque chose revient pratiquement à tout m'enlever.

En fait, j'en suis venu à cette conclusion cette semaine principalement parce que j'ai été confronté à l'une des situations les plus difficiles qui me soient arrivées depuis mon déménagement. Je ne veux pas m'étendre sur le pourquoi du comment, mais enfin, j'ai été coupé d'internet depuis déjà quelques jours, ce qui explique le retard que j'ai pris ici ( c'est lamentable, j'suis encore en train de me justifier à moi-même....parofis je me demande ce que j'ai tellement à me prover). Mais bon, tout ça pour dire que le fait de ne plus avoir accès à l'internet m'a complètement coupé de ma réalité quotidienne: plus de mails, plus de contact avec plusieurs de mes amis, plus d'endroit où passer mes temps libres, plus accès à des informations sur certains cours...enfin, privé de bien trop de commodités pour que le changement ne passe inapperçu.

Changement cruel, trop radical. Enfin, disons qu'il faut rapidement s'habituer à la situation. On ne réalise généralement pas à quel point la capacité d'adaptation est développée cependant. Bref, on fini toujours par s'arranger, trouver moyen de négocier avec la chose en question. Disons surtout que le fait de n'avoir rien d'autre à faire donne un excellent prétexte à l'étude, aux corvées ménagères et aux autres trucs qui généralement sont très loins dans ma liste des préoccupations. Je n'aurai jamais cru qu'il était possible d'avoir autant de plaisir à faire la vaisselle, ironiquement.

C'est pourtant quand on est coupé de toutes les personnes qui nous sont chères qu'il nous semble que tout est si loin et qu'on est vraiment seuls. J'ai souvent l'impression que je ne suis pas un très bon confident. À défaut de pouvoir dire ce que je pense à quelqu'un, j'évite d'y penser et, par le fait même, de me torturer comme je le fais si bien. D'un certain point de vue, c'est tout de même une bonne chose puisque je me suis vraiment rapproché des gens que je cotoie à l'université, chose qui ne se serait fort probablement pas passée si j'étais resté chez moi à angoisser sur la situation précaire des relations très proches que j'entretiens avec des personnes que j'adore mais que j'ai l'impression de délaisser complètement par mon manque de présence à leurs côtés.J'aime la solitude, prendre du recul, mais pourtant, j'aime cette solitude quand je peux choisir de la prendre et non quand elle m'est imposée. J'suis plus dépendant des autres que j'le laisse paraitre. Comme j'ai une estime de moi assez basse et un sentiment d'insécurité assez récurant, j'ai besoin de me faire dire que ce que je fais est correct,que j'agis bien...j'aimerais tellement être plus autonome sur ce point.

Idéalement, je devrais me débarasser de mes dépendances ou du moins m'arranger pour que l'importance qu'elles ont dans ma vie diminue, mais d'un autre côté est-ce que je peux vraiment me débarasser de mes amis? Certainement pas. Est-ce que je peux me débarasser du seul moyen que j'ai pour communiquer avec eux? Pas plus. Alors me voilà pas plus avancé.Les choses ne vont jamais comme je le voudrais, pourtant j'arrive souvent à sentir les choses de loin...sorte d'intuition je crois. Enfin, disons que j'ai un tallent particulier pour faire tout planter...

J'ai l'impression de ne pas avoir réfléchi depuis la dernière fois que j'ai écris, c'est comme si ma tête s'était momentanement vidée et je dois dire que je n'aime pas trop la situation car je sens que j'arrive à en dire plus long sur un fait banal qui ne prend que quelques secondes que sur les 4 derniers jours qui se sont écoulés. En fait, je crois surtout que ce que j'aurais à dire relèverais particulièrement de l'anecdotique plutôt que de la réflextion ''constructive''(et encore là c'est à voir), donc je m'abstiens. De toute façon, si la chose se représente et qu'elle est pertinante, j'en prendrai note.